
Le soleil se couchait sur la plage, l’eau
descendait tout doucement, retournant dans les tourments de
l’océan. L’île où je vivais était très petite, calme et
joyeuse, d’où le surnom ‘ Le petit bonheur
méditerranéen ‘.
Moi et mes copains, nous trônions sur le toit de l’église de
Minia Town, la ville paisible. Chacun une glace à la main, nous
observions les remous lointain des vagues éclairé par le
crépuscule, le train crachant sa vapeur le long de son trajet vers
la campagne et ses plaines verdoyantes. Rien aux mondes ne pouvait
nous arrivez à nos yeux, mais un terrible destin nous a
rattrapé.
- …C’est vrai, il a dit ça, nooooooooon ? demanda
avidement Jim.
- Ben si, surprenant non ? répondit je.
Jim paraissait troublé
- Je croyais que le maire avait déconseillé ce jeu -soi disant-
violent ! C’est dingue ! Il y a quand même un autre tournoi
Kraft-struggle en ville ! s’exclama Jim avec excitation
Rha la la, pas possible d’être aussi bête, il va se faire
massacrer ! Mais bon, il fait ce qu’il veut, après
tout.
Un silence s’installa sur le toit, parcouru de temps en temps
d’un petit ‘ niak niak niak ‘ sortant de la
bouche de Jim.
J’étais perplexe, Elinia ne parlait plus, ce qui était assez
rare d’arriver à une telle pipelette – dont
j’étais follement amoureux, je l’avoue –.
Je ne pouvais pas m’empêcher de regarder en sa direction,
voir ce qu’il ce passait.
Elle paraissait calme et sereine, en réflexion intense, les yeux
dans le vide.
De son profil doux, elle observait les vagues dans leurs ballets
incessants d’aller-revient. Je vis nettement ses cheveux
cours, d’un marron noisette clair, flottant dans le vent. Ses
yeux bleus me plongeaient dans un océan glacé de bonheur.
Rien ne pouvait l’embêter, à par moi, bien sur, aussi entêté
que jamais.
-Bah, alors Elinia, t’a perdu ta langue ? Demandais-je.
C’est rare de te voir comme ça ! Qu’est ce qui te
tracasse ? Le Kraft-struggle ne t’intéresse pas ?
-Si si, répondit Elinia. Mais je ne comprends pas, je ne veux pas
être méchante avec toi, mais ce n’est pas normal que tu as
survécu l’autre jour, tu pourras m’expliquer ce qui
c’est passé s’il te plaît ?
Aille ! Moi-même je ne sais pas ce qu’il c’est passé.
Je me baladais dans la ville quand tout à coup des nuages
arrivèrent, prenant possession des lieux. Une pluie glacée me
fouetta le visage, puis, la foudre me frappa de plein fouet.
Bref, le lendemain, je me réveille dans une chambre
d’hôpital, la tête lourde. Les médecins m’expliquent
avec gentillesse que c’est grâce à un miracle que je suis en
vie, et que même la science ne l’explique pas (et quand la
science ne l’explique pas …).
J’avalai péniblement ma salive.
Je me grattai péniblement la tête en espérant que une mémoire
précise du drame reviendrait mais en vain.
-Elinia, répondis-je, ne te tracasse pas avec ça, ok, je me
suis fait foudroyer, ok, je suis en vie, et alors ? Tout va bien
non ? Je suis en vie et pour moi, c’est l’essentiel,
affirmai-je. Hey ! Attention, ta glace va tomber !
Elinia se pencha rapidement pour rattraper la glace mais elle tomba
du rebord. La suite se passa très vite
-Elinia ! NOOOOON !!!!!
Je me penchai pour la rattraper mais tomba à mon tours du
toit.